Dans la peau de Philippe Katerine

Mon chouchou de la scène française se nomme Katerine. Il mourra le 8 décembre 2008 et marchera nu sur le Pont-Neuf le 7 avril 2009 (c’est lui qui le dit dans ses chansons). Je viens d’apprendre à l’instant que j'ai raté un de ses concerts il y a 3 jours, juste à côté de chez moi. Devine ma couleur.

katerineTant pis, je vais me rattraper en (ré)écoutant son dernier album sorti le 8 octobre, « Robots après tout » et en (re)visionnant son film, « Peau de cochon » qui vient de sortir en DVD. « Robots après tout », à la première écoute, m’a un peu déçu. Je préfère en général le son des guitares à celui des claviers électroniques. Et j’aime tellement le Katerine un peu bossa et minimaliste de « L’homme à 3 mains » ou jazzy de la BO du film « Un homme un vrai ».

MAIS, dès la deuxième écoute, emballement au rendez-vous. Ce regard vif, moqueur et un peu désabusé, cette appropriation ingénieuse de la forme pour le fond… Pas d’erreur, c’est bien mon Katerine. Et je remets le son. Et je coupe le son. Nooonnnn….

« Peau de cochon » n’est pas vraiment un film mais un « objet filmique pas tout à fait identifié ». Une sorte de sorte de journal intime fantaisiste si non burlesque, tendre et furieusement drôle. Katerine déambule avec sa caméra, croise les gens de son entourage (séquence géniale avec Dominique A qui réécoute ses compos d’adolescent, sa compagne Hélena, sa fille, les Little Rabbits…) et aborde des thèmes comme la réalité (le vrai, le faux), l’intimité, l’enfance et, pour finir, évidemment, la mort (de rire). Ami mélomane, ne fais pas comme moi. Si Katerine passe près de chez toi, avec ou sans caméra à l’épaule, ne le rate pas !

httpv://www.youtube.com/watch?v=rpCsuDjB-p0

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