
Voici en exclusivité le « vis ma vie d’une fille lasérifiée »…
Avant l’été 2006, je m’étais mise à la recherche d’un super dermatologue pratiquant l’épilation laser… Une fois la perle rare trouvée à Nantes, et pas courageuse pour deux sous, j’avais opté pour une épilation laser de la moustache lèvre supérieure. N’ayant finalement pas trop hurlé à la mort pendant les 2 séances de 3 minutes, ma décision était prise : il fallait passer à plus grand … les jambes complètes et le maillot !!!
Une nouvelle année plus tard…
J’ai donc pris rendez-vous chez l’exterminateur pour le samedi 20 janvier. Prête dans ma tête, prête sur mes jambes (les poils devant mesurer 1 à 3 millimètres pour la séance). Et puis j’y vais, quasiment sereine. Mais pas pour longtemps puisque j’ai passé tout le trajet dans ma Smart avec derrière moi, une voiture de police. Etant donné mon aptitude à faire des trucs bizarres en voiture sans le vouloir (jeudi soir, un magnifique dérapage pas du tout contrôlé sur un rond-point à faire frémir Rémy Julienne himself), ma sérénité s’est envolée en une fraction de seconde… Bref, la police tourne enfin à gauche et moi à droite. Me voici, saine et sauve dans l’antre du rayon laser.
Je m’allonge sur la table médicale avec un immense sourire…crispé. Le dermato me rassure : « beaucoup de femmes me disent que c’est moins douloureux que la cire ! »… Allez, d’accord, ça me rassure un peu.
Et puis la séance débute.
Et là, je crie. Bon, pas un cri de wooki, mais un cri très intérieur du genre « Ah mon dieu, ça tue tellement ça fait mal, j’en ai les cordes vocales paralysées… »Au fur et à mesure, j’ai plein de choses en tête (en vrac) : l’envie que tout s’arrête même si on a pas atteint les 5cm2 de la première jambe, que le dermato ait une crise cardiaque, que le tube à air froid anesthésiant me prouve sa fonction effectivement anesthésiante, que je ne peux pas pleurer pour ça quand même, que de serrer les dents en continu rend douloureuse n’importe quelle mâchoire, qu’il faut souffrir pour être belle… !!!!
L’angoisse diminue progressivement, ça fait beaucoup moins mal. Il y a même des instants de délivrance où je ne sens presque rien. Le dermato m’explique que le cerveau en sécrétant des endorphines, s’habitue à la douleur. J’adore mon cerveau, il est tellement intelligent ! Oui bon pas très longtemps parce qu’en changeant de jambe, c’est reparti comme si de rien n’était, exit les endorphines, le mal était revenu ! Là c’était sûr, aujourd’hui, je ne dépasserai pas les demi-jambes.
Et le maillot alors ? Soulagée d’avoir réussi à tenir le coup pour les demi-jambes, je me dis que ce serait idiot de pas essayer le maillot. Et là… ce n’est pas un cri intérieur, mais bel et bien une vocifération de wooki qui explose de ma bouche. Je demande au dermato d’arrêter quelques secondes, le temps pour moi de 1/reprendre ma respiration, 2/éponger mon front ruisselant, 3/de prier tous les dieux, saints, esprits vaudous, sorcières…
En 2 minutes c’etait fini.
Ouuuuuf. Et bien figurez-vous que je me relève sans aucun mal. C’est comme si on ne m’avait rien fait. J’ai juste l’impression d’avoir la petite vérole aux gambettes, mais sinon tout va bien. « Ca fera 450€, s’il vous plaît ! »…
Vous ne me croirez peut-être pas si vous je disais que j’avais déjà pris mon second rendez-vous ?
Prochaine note : Toutes les questions que vous vous posez sur le laser, institut ou dermato, prix, crème anesthésiante …

